Bobiser

Je vais Bobiser. Et ça sera ma nouvelle version d’Hakuna Matata : la vie en pas de soucis. Sauf qu’il y a des soucis, alors j’imagine que ça sera un moyen de banaliser le problème pour mieux passer au dessus.

Quel weekend ! Je m’attendais à ce qu’il soit long et dur, mais je ne pensais pas qu’il serait aussi désastreux. Bêtement j’ai pensé que j’étais pessimiste, je crois qu’aujourd’hui je vais juste faire confiance à mon instinct. Bobiser.

Orléans, ville de mes premiers émois, mais surtout ville de mes malheurs. J’ai toujours une boule au ventre quand Orléans approche, mon coeur se serre et mon souffle se coupe.

Orléans me rappelle celle que je ne suis plus, celle que je ne veux plus être. Pourtant, ma plus grande peur est toujours de me retrouver face à celle que j’étais. Elle prend le dessus sur celle que je veux être. Elle me prends mon énergie, mon optimisme, ma joie de vivre.

Loin, je suis loin, et tout va bien. Je suis heureuse, je suis occupée, j’ai ma vie, ma liberté. Et pourtant, un nom et les souvenirs reviennent. Je ne sortirai jamais de ce cercle vicieux ; ou que j’aille ce nom me poursuit.

Quel weekend. Il a été basé sur les retrouvailles inattendus des fantômes de mon passé que je pensais avoir oublié. J’ai été émue et heureuse. Mais je ne rêvais que d’une chose, rentrer à la maison. C’est étrange de pouvoir dire « rentrer à la maison » comme si cela faisait une éternité… La maison. Ma maison. Retrouver ma routine, mes bébés et mon confort. J’ai bobiser sans m’en rendre compte, alors que la boule au creux de mon ventre me prenait et que je souriais pour cacher mon secret. Et quel secret !

Alors je remercie ces personnes qui sans que je m’en rende compte sont là pour moi. Quand le stresse me prenait , que mon souffle se saccadait, que mes mains tremblaient, je remercie ces personnes d’avoir été là. Un coup de fil, un sourire, une mauvaise blague, et des confidences… il est fou de voir dans quels circonstances une personne peut sans que tu ne le remarques être celle qui te soutienne, et qui apaise ton coeur. Il est fou de constater qu’une inconnue croisé 4 fois ne soit finalement pas une inconnue et t’accorde confiance et moment de franche complicité. Il est fou de constater qu’une personne que tu as connu toute ta vie, soit celle que tu aurais aimé avoir près de toi toute ta vie dans les moments difficiles. Il est fou que de simples anciens collègues de travail soient ceux qui te remettent d’aplombs et te fassent rire lorsque c’est une journée sans … Ils sont simplement là, et par leurs présences ils éclipsent les moments sans. Leurs indignations, leurs colères, leurs sourires et leurs mauvaises blagues te ramènent alors à celle que tu es, celle que tu veux être. La nouvelle toi, pleine d’énergie. Ils sont là, ils t’aident et te rassurent. Je suis fière de pouvoir dire que j’aime ma famille, j’aime ces potes qui sont devenus amis autour d’un Picolo.

Ce message, ou du moins ce qui suit, je l’écris pour ma petite soeur, mes petits neveux et ma petite nièce ; qu’importe où je suis, je pense à vous. Qu’importe où je suis, je suis toujours là, et si je dois me ridiculiser 10 fois pour ne voir qu’un sourire sur ton visage alors je me jetterai à corps perdus dans la connerie. Si ma bêtise peut t’apporter 5secondes de répit, alors je me conduirai aussi idiotement que je le peux. Ce n’est pas si facile d’être loin, et parfois j’ai tendance à oublier. Mais je suis là, et je vous aime tellement. Nous sommes une famille atypique, mais soyons plutôt extraordinaire ensemble bien que nous soyons éloignés. Avoir une famille c’est, être jamais seul. J’ai pu constater comme vous avez grandis, et je suis tellement fière d’avoir été témoin de ce changement ; je suis tellement fière d’y avoir contribué ne serait-ce qu’un petit peu. Je vous aime tellement, vous me manquez tant.

Les secrets ne sont pas bon à garder pour soi, et pourtant j’ai mes propres secrets. Je comprends finalement que nous avons tous des secrets pour protéger ce qu’on aime. Mais les secrets sont mauvais… Alors… Je vais Bobiser.

Je vais Bobiser, merci à cet ami qui a bobiser mes malheurs ; maintenant j’esquisse un sourire… C’est plus qu’hier, moins que demain. Mais demain est un autre jour, et bobiser me permet d’être optimiste.

Coeur sur la fesse, bisous sur l’autre

Noona de L’Asie, Noonasie

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