Des choses à dire.

Je suis stressée, perdue, j’ai un peu la boule au ventre de me mettre à nu ainsi…

Le 12 Juin 2018 mon neveu voyait le jour. Ce 9 Juin une de mes cousines s’est mariée ; sans le vouloir mes pensées sont remontées à une année auparavant. Je me suis envolée dans un futur rattrapé par un passé.

Un an auparavant j’étais en dépression, mais je ne me rendais pas compte, ou plutôt je refusais de l’admettre. L’admettre ça aurait été lui permettre de m’écraser et de me rejeter la faute dessus. Une année auparavant ma vie consistait surtout à pleurer et être angoissé. Aujourd’hui ma vie est remplie et je me sens bien, j’aime la vie.

Honnêtement, je ne voulais pas parlé de certaines choses sur mon blog, mais j’ai ressenti le besoin de parler de ce qui m’était arrivé. Je ne cherche pas la pitié, je ne cherche pas à faire des histoires, seulement à partager ce que j’ai ressentie. A exprimer ce que je ressens, ce qui me retient en apnée depuis plus d’un an.

Je ne sais pas quand ma dépression a commencé, ou recommencé ; pourtant plus j’y pense et plus je sais. Il est revenu dans ma vie, et tout à changé de nouveau. C’est quelque chose dont je prends conscience aujourd’hui, même s’il est difficile d’admettre qu’aimer peut être le problème.

Nous nous sommes retrouvés et tout semblait parfait, nous étions heureux, sincèrement heureux. Nous nous sommes vraiment aimés, et pourtant il faisait ressortir le pire de moi.

J’ai toujours eu peur de l’abandon, j’ai perdu mes parents, j’ai perdu beaucoup de temps et d’effort à retenir les personnes dans ma vie alors même qu’elles n’étaient pas bonnes. Je ressentais le besoin de comblé un vide, afin que mon histoire atypique, devienne ordinaire. Il est revenu dans ma vie, et l’angoisse a prit le dessus. Je voulais combler un vide laissé par la perte de mes parents ; mais surtout du manque d’amour que j’avais envers moi-même.

Très vite, le passé nous a rattrapé. J’ai sentie qu’il s’était battu comme un fou pour me retrouver, puis le temps faisant les choses j’ai sentie que je lui était acquise. Bêtement, j’ai cru que puisque l’on s’était retrouvé cela signifiait que tout serait parfait, que j’étais la bonne, qu’il était le bon. Le karma a fait son truc : il n’a pas assumé notre relation, et a fait passé les sentiments des autres, de son ex avant les miens, me demandant de ne pas être égoïste, et ne voulant pas retomber dans nos vieux démons, j’ai essayé de mettre ma jalousie de côté, de prendre sur moi. A partir de ce moment-là, c‘était prendre sur moi, pour ne plus être moi. Ce que je lui reprochais, et lui reprocherai toujours, c’est son manque de communication. Mais il m’a accusé d’égoïsme, et peut-être bien que c’était le cas, je voulais me protéger, protéger notre relation. Nous avions tout deux nos torts, nos cicatrices, mais nous ne savions pas en discuter.

Je veux en parler aujourd’hui, parce que j’ai passé beaucoup de temps à me voiler la vérité, à mentir aux autres, mais surtout me mentir à moi-même. Je voulais le protéger de ce que les autres pouvaient penser de lui. Et, je me suis perdue.

Je voulais changer pour lui plaire, mais surtout pour me prouver que nous nous étions retrouvé pour une raison, parce que nous étions imparfaitement parfait ensemble. C’est là que tout a commencé, me taire pour lui plaire, ne plus être moi pour lui plaire. J’avais peur que nos retrouvailles ne durent qu’un temps, et que nous nous quittions de nouveau.

Puis nous sommes allés au ski : Un weekend particulier. Après mon accident, j’ai été conduite d’urgence à l’hôpital, cela a prit une heure. J’étais angoissée, je ne savais pas si c’était grave, dans ma tête, il était impossible que je ne puisse plus marcher, pourtant on ne me laissait pas me lever pour aller aux toilettes. La journée a été longue, j’étais seule, je pleurais, j’angoissais. Ils n’étaient pas venus avec moi, il n’était pas venu avec moi, alors même qu’il avait provoqué l’accident. J’ai même dû me débrouiller pour rentrer à la location. J’ai tout payé de ma poche, un voyage à 200€ venait de se transformer en un voyage à 600€. Pourtant, je repense à cette journée, et je me souviens seulement de la douleur lorsque je bougeais un petit peu. Quand je commençais à m’assoupir, la douleur resurgissait, me rappelant que je n’en aurait jamais fini. Lorsque j’ai été autorisé à rentré, je me suis évanouie tant la douleur avait été forte, soudainement mon corps s’est retrouvé faible, et j’avais chaud tellement chaud. Les semaines sont passés, mais parfois mon accident se rappeler à moi, et je me réveillais en sursaut la nuit.

Il a été là physiquement il me forçait à marcher un petit peu tout les jours, j’ai passé quelques jours chez sa famille parce que je ne pouvais même pas me lever pour faire à manger. Mais en même temps, il n’était pas présent : je passais 20mins à faire des trajets que je faisais habituellement en 2mins, je souffrais, j’avais mal, je prenais sur moi, je ne voulais pas le culpabiliser. Lui, en riait il me filmait marcher au ralenti, et allait de son petit commentaire « the walking dead ». Ce n’est que depuis peu que je peux m’accroupir de nouveau. Tout ce temps quand la douleur me prenait de nouveau, et que je le lui faisait savoir, il me répondait « Va chez le médecin ». Combien de médecin ai-je été voir en un an ? Au moins dix fois plus qu’en 23ans de vie.

J’ai commencé à prendre du poids, je passais mes journées allongée, et je ne pratiquais plus aucune activité. J’étais angoissée, je mangeais, je déprimais, je mangeais. Parfois, je passais des journées à tenter de me reposer, mais je me sentais seule. Je faisais des crises d’angoisses, qui arrivaient de plus en plus souvent, et de plus en plus rapproché. Je pouvais sortir voir mes amis, mais c’était alors un parcours de combattant et je n’en avais pas la force. J’aurai aimé l’entendre dire au moins une fois qu’il était sincèrement désolé. Qu’il était là, qu’il serait là. Parfois, il ne répondait simplement pas à mes messages. Parfois, il me disait qu’il se sentait étouffait que ce n’était pas si grave si on se voyait pas pendant quelques jours, ou si on se parlait pas pendant quelques temps.

Finalement, j’étais seulement moi à face à moi-même, dans mon 9m² étudiant, qui petit à petit m’étouffait. Entre ces murs, j’avais vécu mes pires et mes meilleurs moments, mais alors notre couple commençait déjà à se fissurer, les pires moments prenaient le dessus sur les bons. 9m² pendant 3 années, c’est plus difficile que ce que l’on pense. J’entendais la vie autour de moi, mais allongée seule dans mon lit, j’avais l’impression que ce brouahaha d’inconnus me renvoyait ma solitude.

Je ne comprenais pas pourquoi alors qu’il avait si longtemps attendu que je l’accepte de nouveau dans ma vie, pourquoi après tout ce qu’il avait fait pour me récupérer, il ne se montrait pas plus compréhensif. J’étais amoureuse, et je pensais que ça suffirait, que je devais accepter des choses, que c’était ainsi que l’on avancerait.

En mars, nous avions eu une très grosse dispute qui a duré 1semaine. Nous vivions nos moments d’amour à 100%, et nos disputes aussi. Mais, il m’avait fait tellement de mal la première fois, que j’étais bien décidée à ce que mes sentiments passent avant ceux de son ex, celle qu’il avait eu entre nos deux relations. Lui, il cherchait à ne pas lui faire du mal, même si cela signifiait m’en faire à moi. Je me montrais égoïste, j’étais mauvaise, mais elle ne l’était pas. « Elle poste des photos de nous parce qu’elle est fière, toi tu postes des photos juste pour raconter ta vie ». J’étais angoissée de nouveau, aujourd’hui je suis encore traumatisée par cette histoire, je réfléchis à dix fois avant de poster une photo. Je réfléchis à dix fois avant de publier quoique ce soit. J’aime partager mes pensées, mes ressentis, mais il peut arriver parfois que je ne publie plus rien, que je garde ma vie pour moi.

Et aujourd’hui j’aime tellement ma vie, que j’ai aussi envie de garder mes instants de bonheur et de joie pour moi. Pour mon entourage.

Puis, je me suis faite étranglée : Intervenez. Comment vous dire ? Juste après mon accident avec ce Pierre, trois personnes étaient au courante, mon ex, et un « couple » d’ami. Mais revenons en à l’heure suivant mon agression. Il est arrivé en folie chez moi, j’étais recroquevillée. Il est arrivé et a dit « Arrête de pleurer, arrête de te cacher », à sa façon. Oh combien de fois m’a t-il dit que seul les faibles pleurer ; que je devais aller en parler avec mes peluches parce qu’au moins, ils ne me diront jamais rien. « Vas-y chiale tu ne sais faire que ça ».

Alors attention, je ne cherche pas à rabaisser cette personne. Il était tout de même présent. Présent à sa façon. Mais, nous nous correspondions pas. A ce moment de ma vie, j’étais mal, mais surtout au vue de notre passé mouvementé, je n’arrivais plus à lui faire confiance. Je n’acceptais pas de dire que j’étais en dépression, et pourtant je l’étais, je ressentais avec force ma peur de l’abandon, du coup je me raccrochais à ce qui me rendait « heureuse » à cette époque, et c’était lui. C’était trop pour lui. Il me trouvait dramatique.

Je ne cherche pas à blâmer qui que ce soit, mais la dépression est un réel problème, et lorsqu’un proche est en dépression ce n’est pas le moment de l’abandonner quand bien même cette personne nous repousse. Elle nous repousse parce que pour elle, si elle ne peut pas s’aider elle même, personne ne le peut. Elle n’a pas envie qu’on la voit dans cet état, et se referme sur elle-même malgré elle. Je l’ai repoussé aussi, je savais qu’il me trouvait dramatique. je savais qu’il ne comprendrait pas, qu’il me pousserait juste à aller de l’avant. Pour lui tout était dans la tête, et peut-être qu’il a raison, mais ce n’est simplement pas quelque chose que l’on peut dire à quelqu’un qui souffre de dépression.

L’après-midi même, nous avions un goûter entre ami, il y’avait ce couple d’ami qui avait été mis au courant du problème que j’avais eu, j’avais prétendu devant nos autres amis, que j’étais malade, et que c’était la raison pour laquelle je portais une écharpe. Le lendemain de mon agression, je me suis prise une gifle en plein de tête, et encore, je pense que la gifle physique aurait été moins douloureuse. Mon « amie » m’a accusé d’avoir été froide avec eux, de les avoir ignorer, et tirer la gueule. Elle et son petit ami, savaient le pourquoi du comment je n’étais pas bien, et sa seule préoccupation avait été de savoir si j’étais fâchée avec elle. J’avais été tellement en colère et désespérer de ce comportement parce qu’il a fallu que je me justifie. Mais j’ai pris sur moi, encore. je devais arrêter d’être la gamine que j’étais apparemment. J’avais du prendre sur moi alors que je n’avais pas encore gérer mon accident de ski, que je n’avais pas encore digérer ma prise de poids. Prise de poids qui m’était renvoyer en pleine figure, chaque fois que nous sortions manger « Prends une salade. » « Quoi ? Tu sors encore manger ? »

Après mon agression, je me reconnaissais plus, mais il me poussait à passer au-dessus. C’était trop tôt. Je n’ai pas pû gérer les choses, je me suis laissée porter en public, je tentai de rester la même qu’avant, souriante, blagueuse. Mais quelque chose avait changé en moi, quelque chose avait remué en moi. Je regardais par-dessus mon épaule à chaque coin de rue, le regard d’autrui m’étouffai. Je ne reconnaissais déjà plus mon corps, et ça venait d’empirer. Je me sentais salie, alors je mangeais. Je me disais que peut être au moins avec des kilos en plus, plus personne ne me regarderai. Mais, je ne pouvais plus me regarder moi-même. Plus le temps passait, plus il devenait dur de faire semblant d’aller bien. Je n’arrivais plus à sourire ou rire naturellement. J’avais l’impression d’observer mon corps agir pour moi. Je n’étais pas maîtresse de moi. Je me sentais de trop avec moi-même. Il y’avait des instants insouciances parfois, mais la réalité me rattraper chaque fois que je me retrouvais seule. Du coup, j’avais constamment peur de me retrouver seule, et je me raccrochais à lui. Je pensais que si nous étions ensemble alors nous ne serions jamais seuls, je l’étais trompée encore une fois parce que bien souvent nous étions ensembles et pourtant j’avais l’impression d’être plus seule que jamais.

Je n’arrivais pas à lui en parler, il était toujours occupé, je me sentais comme si je l’empêchai de s’épanouir. Je cherchais à continuer de lui plaire pour qu’il reste, mais au fond de moi, une parti savait déjà que ce que nous vivions n’était pas suffisant.

Le temps a passé, et le passé est revenu. Il s’en est allé une semaine, en me demandant de ne pas le contacter, c’était le 11 Juin 2018. C’est a ce moment là, que j’ai commencé à réaliser qu’il n’était pas bon pour moi. Mon neveu est venu au monde, et je voulais tout de même partager la nouvelle avec lui, plus tard il m’a reproché de l’avoir contacté. Mais qui part en vacance une semaine, et demande à sa petite amie de ne pas le contacter pendant une semaine ? Je ne pouvais pas continuer cette relation. Je ne pouvais pas continuer à côtoyer la personne que j’aimais, alors que la personne que j’aimais ne pensait qu’à son confort, il partait une semaine, et je ne devais pas le contacter. Seulement je l’aimais, et je voulais partager mes peines et mes joies avec lui, et lorsque mon neveu est né, c’était un évènement tellement de joie et de coïncidence, que je voulais le partager avec lui.

Il est revenu, et j’étais décidée à ce que tout soit terminé. Ne pas lui parler pendant une semaine, j’ai réalisé, que je pouvais vivre sans lui, que je pouvais ne pas être en contact avec lui, ne pas avoir de ces nouvelles. Mais la vérité c’est que je ne voulais pas vivre sans lui, je voulais qu’il soit dans ma vie ; alors lorsqu’il a dit « Je pleurs parce que je ne suis pas sûr d’arrivé sans toi », je ne pouvais pas faire autrement que de lui laisser une autre chance.

Il n’était pas le seul fautif, je suis tout autant fautive, j’étais amoureuse, et lorsque j’aime je ne fais pas semblant, je me donne à 200%, et je l’ai tellement aimé, que je pense que ça l’a étouffé. Il me connaissait parfaitement, et je pensais le connaître aussi ; mais au plus je lui pardonnais des choses, au plus notre relation se dégradait, parce que je pardonnais, mais je n’oubliai pas.

Il y’avait des périodes où je pensais que tout allait pour le mieux dans notre couple, et puis il revenait comme une balle que l’on m’aurait tiré en plein coeur en me déclarant que pour lui il y’avait un problème dans notre couple, que passait plusieurs semaines sans se disputer ne signifiait pas qu’il n’y aurait plus jamais de disputes, et inévitablement on se disputait. « On ne peut pas promettre à quelqu’un de ne pas la blesser, car il n’y a que les personnes auxquelles on tient qui peuvent nous blesser. » C’était comme lui donner raison, lui permettre de pouvoir me blesser encore et encore.

J’aurai aimé que nous soyons bien ensemble, il m’a rendu heureuse, je l’ai sincèrement aimé, et je pense que lui aussi, c’est pourquoi il était si dur de se dire au-revoir, même si je m’entrainais secrètement en silence plus le temps passait, plus c’était dur. Je savais que ça se finirait durement.

Je devais le laisser partir sans rien dire, comme si cela ne signifiait rien. Pourtant aujourd’hui c’est encore difficile. J’ai du apprendre à pleurer en souriant, et j’ai dû le faire pendant des mois, j’ai fini par le détester pour ça. L’aimer s’était devenu plus difficile que de se séparer. Je suffoquais, et s’est seulement en partant que j’ai recommencé à respirer, à vivre ma vie, plutôt que de laisser ma vie me consumer.

J’ai déménagé dans un pire 9m² d’été, je ne me sentais pas à l’aise, et pas en sécurité, des personnes venaient frapper à ma porte, et forcer la poignée. J’étais apeurée en m’endormant la nuit, je laissais toujours une chaise devant la porte pour que ça me réveille. Juste au cas où. J’ai quitté ce qui avait été mon premier vrai chez moi, j’ai pleuré de tristesse, je savais que les souvenirs finiront par s’effacer, et j’avais été tellement heureuse. Cette chambre 219 avait été le témoin de mes amours et mes émois. Quitter cette chambre 219, s’était comme un autre tournant dans notre relation. Au fond de moi, je savais que les nouveaux souvenirs qu’on allait créer dans ce nouveau 9m² ne serait jamais suffisant pour continuer notre histoire. Quitter l’endroit où j’avais été le plus heureuse, c’était comme clore notre histoire, comme s’il avait été qu’un chapitre de ma vie, pour moi ça marquait la fin de nous, de l’endroit où nous nous étions trouvés et retrouvés.

En Juillet, un membre de ma famille à fait une tentative de suicide, en Août un membre de ma famille est décédé ; et je me suis écroulée. Une fois nous étions en voiture, j’allais au travail, et je venais d’apprendre une mauvaise nouvelle, et je ne pensais qu’au moment où j’allais me retrouver seule le soir. Je n’arrivais plus à m’arrêter de pleurer, nous avions décidé de rompre à cette période. J’avais besoin de lui, et c’était trop, pour lui nous devions tout arrêter. Je pense que c’était égoïste de sa part, et pourtant je pense que ça été le premier pas vers ma nouvelle vie, si nous étions restés ensemble, je pense que mon mal être l’aurait atteint, et nous nous serions détruit. J’ai été toxique pour lui, autant qu’il a été pour moi. Je ne suis pas allée travailler ce jour-là, je ne pouvais plus. Physiquement il m’était devenu impossible, de continuer à sourire alors que j’étais comme morte à l’intérieur. Je me suis écroulée, et j’ai compris que j’avais un problème.

J’ai cherché le soutien de l’être qui évidemment comptais le plus pour moi, mais il était là sans être là. J’avais besoin qu’il me prenne dans ces bras, et qu’il me dise que tout irait bien, mais lui qui habitait à 15mins de chez moi, avait la flemme. Il me répondait « Tu veux juste un câlin et un bisou, mais ça va rien arrangé ». Je savais que ça ne changeai rien, mais j’avais besoin qu’il me montre qu’il serait là. Je pense qu’il a commencé à saturé de nos disputes, et de mon mal être. Je lui demandais plus qu’il ne pouvait me donner. Mais il avait dit qu’il ne pensait pas pouvoir continuer sans moi, et je l’aimais tellement que je pensais que ça suffirait. Aujourd’hui je pense que nous avions conscience de l’amour que l’on avait l’un pour l’autre ; mais nous étions fatigués, j’étais fatiguée, angoissée, déprimée. Il était le seul qui me connaissait autant. Pourtant j’avais changé, et il pensait pouvoir anticipé mes réactions, en se cachant derrière des mensonges, malheureusement je ne tolère pas le mensonge, et je me rends compte aujourd’hui que j’ai accepté beaucoup de lui. Sur le moment, je me disais que les bons moments suffiraient sur les mauvais, je pensais que ce n’était pas grave, parce qu’il ne me frappait pas, ne m’étranglait pas (contrairement à une amie qui se faisait étrangler par son petit ami.) Je me disais que les bons moments rattraperaient les mauvais.

J’avais tort. Une phrase venant de lui m’a changé, angoissé. J’avais peur qu’il m’abandonne alors que nous venions de nous retrouver. Il n’est pas quelqu’un de mauvais, il est même une bonne personne, mais nous sommes différent, et il est toxique pour moi. Ma dépression a commencé avec une phrase, elle a empiré avec mon accident de ski, et mon agression. Un mal être grandissait en moi, alors que je me forçais à aller de l’avant, mais Orléans m’étouffait, je n’arrivais plus à m’épanouir. J’avais mal, et je n’arrivai plus à avancer, où même à m’exprimer, je n’écrivais plus.

Je savais que pour aller mieux, je devais m’éloigner de tout ce qui me rappelait le moi que je ne voulais plus être. Je savais que pour partir je devais m’éloigner de ces mauvais souvenirs.

J’ai surtout mis l’accent sur ma relation amoureuse toxique, mais j’avais aussi des relations amicales toxiques, où tout le monde devait faire attention au nombril du monde qu’ils pensaient être. Où, tout était toujours fait pour les arranger eux, même si ça signifiait prendre le tram tard le soir seule, juste après s’être fait étranglée. Où, ne pas dire bonjour en faisant la bise était un drame, où il était interdit de parler de ces problèmes parce qu’il y’avait toujours pires dans la vie. Où, le fait de perdre de la famille n’est pas si grave surtout si ça tombe un weekend entre pote. Ma présence était requise, même si je n’étais pas bien. Les mensonges allaient de pairs, même si je me donnais à 100% en amitié comme en amour…

On a finalement fini par me reprocher que j’avais changé, nouvelle coupe, nouvelle voiture, nouveau projet. J’ai changé, je me la racontais. Ma présence était requise, je devais prendre la route le soirs après le travail, enchaîné trois heures de route pour parfois n’y passait qu’une journée de merde. J’avais évolué, j’allais mieux, et ça ne plaisait pas à tout le monde. Tu es partie, tu ne fais plus partie de la bande, c’est pour ça que tu n’avais pas besoin de savoir que la personne qui a partagé ta vie pendant près de trois ans, était en couple depuis quelques mois avec ta si bonne amie. Après tout on est pu des gamins.*

Je n’ai aucun regret de ma vie passée. Je pense que chaque personne qui rentre dans notre vie, nous apprends une leçon pour une vie entière. Aujourd’hui je vais mieux, j’ai simplement commençait à vivre, je fais de ma vie ce que je veux qu’elle soit plus tard. Je laisse les personnes partir lorsqu’elles ne m’apportent rien, mais je suis toujours présente lorsqu’on m’appelle. Je sais que les personnes pour qui je compte, et qui compte pour moi ne m’en veulent pas si je passe des mois sans donner de nouvelles. Je sais qu’elles se réjouissent que j’aille mieux aujourd’hui. Je suis partie, j’ai relâché la pression que je contenais depuis des mois, ça a été un tel choc émotionnel pleins de stresse, que j’ai perdu des cheveux (j’ai fais des pelades). Je respire la vie, je suis heureuse, entourée de gens que j’aime. Mais surtout je suis vivante. J’aime vivre seule, j’aime mon chez moi, je m’aime moi. Et dans un prochain article j’expliquerai comment mon départ m’a permis de me reconstruire.

Noona de Masie, Noonasie

Coeur sur la fesse, bisou sur l’autre.

*pas de faute d’orthographe dans la retransmission du message

PS : Il a été dur pour moi d’écrire cet article, alors je sais d’avance que comme à chaque fois il y’aura des fautes. désolé, corrigez-moi ❤

Aussi je ne cherche pas à faire des histoires, seulement à partager mon histoire.

13 réflexions sur “Des choses à dire.

  1. The Super Sayians dit :

    Bonjour Noona !
    Tu es une personne très courageuse, qui vis la vie au jour le jour. Ton passé t’a appris beaucoup de choses, ce qui fais de toi ce que tu es aujourd’hui. Trace ta route et dis toi que la roue tourne. Soit heureuse, encore plus que tu l’as été dans un moment de ta vie. Tu as bien droit à ton moment de bonheur aussi mais c’est juste que ce jour n’est pas encore arriver (niveau amour). Si tu reçois beaucoup d’amour de ta famille alors prend le et cicatrise tes cicatrices avec ça. Je suis tomber par hasard sur ton texte. Je ne pensais pas pouvoir le lire parce que je déteste lire, et je vois en toi quelqu’un de forte, quelqu’un qui a du vécu mais qui sait remonter la pente, quelqu’un qui sait maintenant que si l’on veut avancer dans la vie c’est seulement avec ceux que l’on aime et pas ceux qui nous font du mal. Je ne sais pas si j’attendrais la suite de ton histoire mais elle a l’air de te rendre heureuse. Alors soit le et c’est un ordre ! Je ne te dirais pas qui je suis alors cherche ! Mais si jamais tu trouve et que tu as besoin de moi, je serais là ! Tu as été abandonnée, à plusieurs reprises, sache qu’avec moi tu ne le sera pas. Que ce soit pour toi ou ta famille ! Love family

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    1. Noona dit :

      Je te remercie d’avoir pris le temps de me lire, et de me laisser un commentaire, ça me touche beaucoup. Je suis très heureuse, très entourée, et je ne recherche pas l’amour pour l’instant, je profite d’être bien avec moi-même, c’est ce qui compte le plus.
      En tout cas merci beaucoup qui que tu sois

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  2. Les écrits de Sam. dit :

    Noona, je ne pensais pas que tu avais autant souffert même en ayant passer autant de temps à trainer avec toi. J’espère que tu réussiras définitivement à t’en sortir, et si besoin, je suis toujours là pour t’écouter. Comme ce fameux été ou tu as dormi chez moi, et qui a donné notre si belle rencontre. Prends soin de toi ma belle

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    1. Noona dit :

      T’inquiète Samsam, maintenant je vais mieux, mais sur le moment je me suis beaucoup renfermé sur moi alors désolé si je n’ai pas su être là pour toi, je sais que ça n’a pas non plus été facile pour toi !
      J’espère que tu vas mieux aussi, prends soin de toi aussi, gros bisous

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  3. Somebody dit :

    Je suis heureuse de voir que ta vie actuelle te convient et te rend meilleure dans les attentes que tu as envers toi-même.
    Tu es une femme extraordinaire et magnifique.
    Tu me manques.
    Bisous à toi

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