Ma première liberté, une autre vie

J’avais oublié comme je l’aimai.

J’ai senti sa douceur, son odeur.

J’ai été propulsé des mois en arrière.

Et, cette fois c’était sans peur, sans appréhension. J’ai été remplie de joie et j’ai déclaré :

« J’ai l’impression d’être  bourré alors que je ne bois que de l’eau. »

C’est de la joie mélangée à de l’extase et des rires.

Un bien fou. Un souvenir remonte à leur surface, puis deux, puis trois. Ça ne s’arrête plus.

Comme j’aime cette sensation.

Je suis bien entourée, je continue d’avancer vers lui. Je redécouvre ses contours, ses défauts, sa beauté.

Après des mois, je le touche. J’ai l’impression que c’est la première fois ; c’est nouveau et pas nouveau ; habituel et pas habituel.

J’avais oublié ce que c’était que d’être avec lui sans avoir peur de demain. J’avais oublié ce que c’était de le vouloir continuellement et pas seulement pour un moment. J’ai été bien avec lui et ça aurait pu s’éterniser.

Je me suis redécouverte avec lui. C’était comme avant mais en mieux.

J’ai compris, je l’accepte, je l’aime, mais je ne reviendrai pas vers lui. Je veux abuser des bonnes choses parce que toutes les bonnes choses ont une fin, mais j’ai ma nouvelle maison, ma liberté, et j’aime cette vie.

Le fait de ne plus le voir tout les jours, me permet de mieux profiter de sa présence quand je le vois. Ce sont des instants fugaces, éphémères.

C’est retrouver quelque chose qui m’avait rendue heureuse, où j’ai été bien. C’était euphorique et nostalgique. C’est retrouver une partie de moi.

Je l’aime et c’était beau et incroyable. Tant de liberté.

Je me suis souvenue de toutes ces années avec lui : mes premiers émois, mes moments de bonheurs, mes instants de tristesse, de détresse et de peur ; et j’y ai repensé sans amertume parce que depuis longtemps je n’avais pas vu à quel point il était beau, depuis longtemps je n’avais pas profiter de sa présence sans cette boule au ventre.

Oui, tout se passe bien, on se remémore nos bons moments. J’ai été enivré de tout ces instants de pur bonheur.

Orléans, tu as été ma première liberté. Tu as été ma première maison, aujourd’hui je ne crains plus de te voir. Tes rues ont changé, pourtant tu restes la même. J’aime cette sensation, je n’ai plus peur. Après des mois à repousser notre rencontre, je suis revenue et je n’ai aucun regret. Pas de boule au ventre, pas d’angoisse.

Pas de pression. Seulement de la joie. C’est comme rendre visite à sa grand-mère, retrouver ces habitudes et son confort.

Te revoir ne m’a pas confronté à celle que j’étais autrefois. Ce n’est pas de moi avec toi et ce n’est pas de moi après toi. C’est juste avancer et prendre du recul. C’est nouveau, étrange, bouleversant, et nostalgique.

Noona de Masie

Coeur sur la fesse, bisou sur l’autre.

 

 

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